Addresse
01 BP 3016, Porto-Novo, Bénin
Les premiers transporteurs individuels, utilisant des vélos-taxis pour transporter marchandises et passagers entre les villages et les marchés de Porto-Novo. Essentiels pour le commerce local, ils sont les véritables ancêtres des Zémidjans.
Les vélos-taxis laissent place aux motos d'occasion importées. Cette évolution permet des trajets plus longs et rapides, répondant à l'expansion urbaine. Les Taxi-Kanan motorisés apparaissent d'abord à Porto-Novo avant de gagner Cotonou.
La crise économique pousse les Béninois vers ce secteur générateur de revenus. Le terme "Zémidjan" ("Emmène-moi vite" en fon) se généralise. La moto devient le symbole d'une mobilité urbaine efficace dans un contexte de croissance démographique.
Face aux défis de sécurité et de régulation, les Zémidjans s'organisent. Des collectifs locaux se forment, des gilets d'identification sont introduits, et les premiers syndicats sectoriels émergent, posant les bases d'une professionnalisation.
Les collectifs départementaux s'unissent sous la bannière de la CESYCOTAM, la Centrale des Syndicats des Conducteurs de Taxi-Moto du Bénin. Cette structure nationale défend les droits des travailleurs et met en place des programmes sociaux et professionnels.
Symbole national de mobilité, les Zémidjans sont désormais incontournables dans toutes les communes du Bénin. Ils cohabitent avec les nouvelles formes de mobilité tout en restant un pilier économique majeur et une véritable institution culturelle.
Les Zémidjans sont nés des Taxi-Kanan de Porto-Novo, ont grandi avec l’arrivée des motos, ont explosé pendant la crise des années 1980, se sont imposés comme un pilier de la mobilité béninoise, et sont aujourd’hui organisés nationalement sous le CESYCOTAM, un syndicat fort avec des programmes sociaux et professionnels.

